Bio

« Je fonctionne à l’instinct. Tant sur un terrain de foot que dans mon atelier. Rien n’est jamais vraiment calculé. Les « accidents » de confection me plaisent et me ressemblent. Ils donnent souvent naissance à de jolies choses. La technique du pochoir me correspond bien car elle m’offre des limites. Un cadre à respecter, dans lequel je suis libre de peindre ces imprévus. De faire naître ces formes issues de mon imagination, des formes que je vois en fermant les yeux et qui me rappellent parfois mon enfance. Le travail de découpe est, selon moi, une manière d’accorder de l’importance aux détails des choses. Ces détails qui construisent la toile et qui font pour moi toute la différence. Je ne sais jamais à quoi une toile va ressembler lorsque je l’entame. Chaque calque déposé et peint offre son lot de surprises au moment de l’enlever et le sentiment procuré est comparable à celui que j’avais, lorsqu’étant petit, j’allais développer ma pellicule chez le photographe… »

Après avoir travaillé cinq ans en tant que journaliste, Samuel Idmtal partage aujourd’hui son temps entre la peinture et l’enseignement. Lauréat du prix coup de cœur du parcours d’artistes de Saint-Gilles 2014, il réalise aujourd’hui avec l’asbl « Les Pousseurs », « La Machine à Créer » et l’asbl « Costik » des fresques murales, des performances, des portraits de particuliers et des toiles participatives.

Cliquetis. De gouttes. De pouce et d’index qui trifouillent un trousseau de clés dans la poche droite d’un pantalon. De pas et d’un gars barbu qui patiente en souriant dans les couloirs de la clinique. 5 septembre 1981. Il est 9h15’, soit deux heures moins le quart avant que « sa mère ne pousse cette petite vie » à l’hôpital Baron Lambert d’Etterbeek. Lampe inactinique rouge écarlate vissée au plafond, instants de vie fixés sur instantanés, 25 ans avant l’arrivée d’ Hipstamatic, son enfance ressemble à un laboratoire. Marquée par la présence d’un photographe qui lui donne le goût de l’image, cette période est aussi « fondatriste », puisqu’il y construit son plus grand bagage artistique mais y perd son repère paternel.

Vers 15-16 ans, Ça sent l’acrylique et l’acétone. Le stress et la sueur dans les rues de Jette. Au moment où sa tête bourgeonne dans un microcosme du Nord de Bruxelles appelé le 1090, il fait ses classes dans le monde du graffiti, aux côtés de la diaspora haïtienne et iranienne. Des r1ails de train aux fresques gigantesques commandées par la commune d’’Ixelles, il n’y a qu’un pas, qu’il franchit au début des années 2000. Avec deux amis. Tranquille. Une cinquantaine de peintures murales réalisées dans la capitale belge qui lui permettent, entre autres, de faire le tour d’Europe des pays de l’Est et de payer ses études à l’Université Libre de Bruxelles. Il en sort avec un diplôme de journalisme et un autre de cinéma (écriture analyse de scénario). Amoureux des mots, il y découvre aussi deux plumitifs dont le talent est inversement proportionnel au rendement de Bart Goor sur un terrain de foot: Edwydee et Youness Mernissi. Après avoir mis de la sauce andalouse sur ses durums pendant dix ans, il part faire un Master en Arts du spectacle à Séville. Caméra au poing, sur les bords du Guadalquivir, il réalise un reportage sur la vie estudiantine, en espagnol. Mais la plus grande richesse de ce voyage reste sa rencontre avec Orlando Kintero.En 2007, après 26 ans de bons et loyaux services envers la commune de Jette, il établi ses quartiers à Saint-Gilles et retrouve la photo à l’Académie J.J Gaillard, juste en face du boulodrome Charles Picqué. La même année, il est assistant réalisateur sur « Désanimée » , un film d’animation réalisé par Anne Leclercq et réalise le making-of du long-métrage « 9 mm ».Un an plus tard, après un stage au soir.be, il signe comme journaliste au Soir magazine mais n’abandonne pas pour autant ses projets artistiques. Il accompagne ses deux acolytes à Montréal, à la rencontre de la scène slam locale et rapporte un petit objet vidéo non identifié, tout comme à Reims, au premier concours européen de slam.16 décembre 2011, il monte une expo intitulée « Une case en moins » à la galerie Kilt Architectes, rue d’Ecosse, à Saint-Gilles. Un hommage à l’homme qui lui a fait aimé la photo et à douze frères d’armes, qui lui ont permis de se reconstruire. L’exposition marie des pochoirs acryliques sur carrelage, une animation d’un millier de photos sur un instru de 3 et des textes qui permettent de replacer chaque personnage dans son contexte.

 

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