Presse

Article publié sur le site de la Rtbf sur la double fresque à Laeken sur le projet « Israel-Palestine : pour mieux comprendre »

Article publié dans le journal Le Soir

Pour lire l’article en PDF : page_20140607_063LED

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Reportage de la Rtbf (vidéo ici)

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Un artiste noir jaune rouge (La Dernière Heure)

Une case en moins : un homme et des visages

Samuel Idmtal expose pour la première fois à partir de ce vendredi 16 décembre. L’artiste a un parcours atypique, ses œuvres en témoignent. Ses passions  prennent vies autour d’une équipe d’architectes volontaires. Que nous dira l’avenir ?  Découverte.

Crédit : Clémentine Moyart

C’est dans un cadre intimiste, les bureaux de Kilt Architectes à Saint-Gilles,  que je rencontre Samuel Idmtal. Ce lieu accueillera les créations du jeune artiste tout au long de ce week-end. Une case en moins présente une série de portraits à l’acrylique sur carrelage. Les bombes aérosols ont  tracé des portraits familiers à l’auteur. Le travail est d’abord une évocation personnelle. Le projet, né en 2007, fait office de double hommage : « J’avais besoin de dire merci à un homme qui m’a appris la photographie (…) et aussi à d’autres personnes qui ont été des références pour moi, des papas de substitutions. » nous avoue M. Idmtal. L’idée des fresques lui est venue à un moment clé de son existence : « Je me suis rendu compte que j’avais des pathologies. » La « case en moins », c’est ce père qui part et ce photographe qui le remplace en lui apprenant l’art du cliché.  Une nouvelle activité s’ajoute aux temps libres d’un adolescent qui  graffe déjà à ces heures perdues. « Avec des amis on graffait, on avait des contrats à droite et à gauche. » se rappelle Samuel Idmtal. A l’époque, il est engagé pour décorer le mur d’une école ou d’un magasin. Ces petits boulots payent ses études. Une formation qui lui tient à cœur.  Son parcours témoigne d’ailleurs d’une certaine ouverture d’esprit mais surtout d’un  lien toujours fort avec la culture. Avec un diplôme en journalisme, en cinéma et en art du spectacle, Samuel Idmtal confirme sa polyvalence. Juan Andres-Roman, professeur en journalisme télévisuel à l’ULB, se rappelle d’un étudiant « très vif d’esprit », avec une certaine fibre artistique, qui «assurait et assumait ses prises de risques» lors de ses travaux vidéographiques. Il était même le premier à réaliser un mémoire pratique. Aujourd’hui l’artiste  recoupe ses intérêts à travers un poste au Soir Magazine : « On reste une petite équipe (…) à devoir gérer toutes sortes de sujets. », admet-il.

Un partenariat efficace

Crédit : Samuel Idmtal

Avec cette exposition, l’auteur renoue donc avec deux passions. Les visages ont été photographiés avant d’être retravaillés sur ordinateur. Une fois imprimés, les clichés subissent un découpage minutieux : les pochoirs sont prêts. Il reste à l’artiste  à apposer sa patte à coup de bombes de couleurs rouges, verts ou jaunes. Les faciès se forment sur divers carreaux de faïence. « Il voulait se concentrer sur un seul bloc et je lui ai proposé de diviser les dessins» explique François Richelle, l’un des architectes présent. L’homme ouvre les portes de son bureau aux artistes depuis plus d’un an et ce à raison d’une fois tous les trois mois. « Ce sont des expos momentanées, on n’a pas vraiment de calendrier » nous précise Vincent Nève, associé au bureau d’architectes. Galeriste amateur, Mr. Richelle se souvient avoir rencontré M. Idmtal lors de la première exposition organisée. Les rencontres se multiplient et le projet prend forme petit à petit. Pour François Richelle, il est important de « garder un contact familial » avec les artistes. Les architectes louent gratuitement leur espace et espèrent ainsi attirer une clientèle plus sensible au côté artistique. L’action est aussi l’occasion de créer une image moins ordinaire du métier : « Collaborer avec des artistes, c’est confronter des aspects créatifs et envisager d’autres perspectives » indique Vincent Nève.

Une création sans limites

Samuel Idmtal explique humblement : « On m’a déjà acheté certaines pièces, il est aussi possible de passer commande. » Sans avoir pu être reconnu, le travail de l’artiste est déjà récompensé. L’argent ne l’intéresse pas et sa prochaine idée, en association avec une ASBL, le confirme : « L’oeuvre serait la représentation des sans-abris sur un support carton. »

En attendant, la réunion de   vendredi soir a été diversifiée. Le vernissage a commencé vers 19h.  Les portes resteront ouvertes au public pour le week-end. J’ai pu découvrir les portraits de Samuel Idmtal, foisonnant de couleurs diverses et de surprises graphiques. Les murs étaient parsemés de parchemin : ses témoignages écrits. Chaque item correspond à un visage, une case essentielle. Noms, lieux de rencontres et anecdotes nous emmènent au pays des délires relationnelles. Pas de fioritures au programme, tout visiteur ne pourra que rire ou être touché.  Une vidéo « Making-Off » passait également en boucle : 2,5 minutes diffuseront 1500 photos prises lors du processus créatif. Je n’ai malheureusement pas assisté à l’autre intervention d’alors : la venue, dés 20h, de Youness, champion de Belgique de slam.

L’article original ici

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